Tout le matériel transporté s'accumule dans un bassin de sédimentation, ultimement le bassin marin, pour former un dépôt.
Les sédiments se déposent en couches successives dont la composition, la taille des particules, la couleur, etc., varient dans le temps selon la nature
des sédiments apportés.
C'est ce qui fait que les dépôts sédimentaires sont stratifiés et que les roches sédimentaires issues de ces dépôts
composent les paysages stratifiés.
Comme ceux du Grand Canyon du Colorado
Des sédiments détritiques se déposent actuellement dans différents milieux à la surface de la terre :
L'agent de transport perd sa capacité à déplacer la particule
Selon les environnements sédimentaires la taille, l'organisation et la quantité de particules
qui sédimentent sont très variables. Leur étude est l'objet de la Sédimentologie.
Une fois «immobilisées» les particules peuvent subir de nouveaux déplacements et re-sédimentations caractéristiques du milieu de sédimentation :
L'obtention d'une roche sédimentaire se fait par la transformation d'un sédiment
en roche sous l'effet des processus de la diagenèse.
La diagenèse englobe tous les processus chimiques et mécaniques qui affectent un dépôt sédimentaire après sa
formation. La diagenèse commence sur le fond marin, dans le cas d'un sédiment marin, et se poursuit tout au
long de son enfouissement, c'est-à-dire, à mesure que d'autres sédiments viennent recouvrir le dépôt et l'amener
progressivement sous plusieurs dizaines, centaines ou même milliers de mètres de matériel.
Les processus de diagenèse sont variés et complexes : ils vont de la compaction du sédiment à sa cimentation, en
passant par des phases de dissolution, de recristallisation ou de remplacement de certains minéraux.
Le processus diagénétique qui est principalement responsable du passage de sédiment à roche est la
cimentation.
Il s'agit d'un processus relativement simple : si l'eau qui circule dans un sédiment,par exemple un SABLE,
est sursaturée par rapport à certains minéraux, elle précipite ces minéraux dans les pores du sable, lesquels
minéraux viennent souder ensemble les particules du sable; on obtient alors une roche sédimentaire qu'on
appelle un GRÈS.
Le degré de cimentation peut être faible, et on a alors une roche friable, ou il peut être très poussé, et on a une
roche très solide.
La cimentation peut très bien se faire sur le fond marin (diagenèse précoce), mais il est aussi possible qu'il faille
attendre que le sédiment soit enfoui sous plusieurs centaines ou même quelques milliers de mètres de matériel
(diagenèse tardive).
L'induration (cimentation) d'un sédiment peut se faire tôt dans son histoire diagénétique, avant l'empilement de
plusieurs mètres de sédiments (précompaction), ou plus tardivement, lorsque la pression sur les particules est
grande due à l'empilement des sédiments.
Dans le cas de la cimentation pré-compaction les fluides qui circulent dans le sédiment précipitent des
produits chimiques qui viennent souder ensemble les particules. Exemple : la calcite qui précipite sur les
particules d'un sable et qui finit par souder ces dernières ensemble.
La compaction d'un sédiment peut conduire à sa cimentation. Ainsi, la pression élevée exercée aux points de contact
entre les particules de quartz d'un sable amène une dissolution locale du quartz, une sursaturation des fluides
ambiants par rapport à la silice et une précipitation de silice sur les parois des particules qui cimente ces dernières
ensemble.